Sujet : Altaria, la petite

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Le vaisseau  xr.87.altar navigue, silencieux.
Cela fait maintenant 3 années qu il a décollé de Proudon, la planète jaune.
Suite a une montée de tension entre deux blocs idéologique, les sages avait eu l idée d envoyer en secret un vaisseau de colonisation...  au cas où!

A l intérieur du vaisseau, tout semble mort, ou plutot endormi. Quelques automates Humanoides vont et viennent entre les divers sarcophages kryptiques. L androîde b.27 effectuait sa visite de routine lorsque l alerte retentit.

"Tous les androîdes a leurs poste de réveil, OBJECTIF en approche"

Dans un ordre et une coordination digne des plus grands ballets, chaque robot va prendre son poste. B.27 se retrouve face a un des cercueils, letiquette d l officier correspondant est: Edarkus...

Il entame le procesus de reveil ainsi que ses compagnons automatises...

"BIP  BIP  BIP... alerte..BIP...BIP...BIP, un virus a été encontré..."

B.27 regarde autour de lui, plusieurs robots tombent au sol, il se reconcentre sur sa tache: procesus de reveil 64%.

Un a un les robots se renversent au sol victimes du virus.

Procesus de reveil: 89%

Les pertes se comptent deja par milliers

Reveil effectué

Edarkus se reveille de ce long sommeil. En quelques secondes elle regrette le reve dans lequelle elle etait plongée face au cauchemar reel se deroulant sous ses yeux

"BIP...BIP...BIP... alerte... vitesse d approche 70% au dessus de la normal"

Aidée par d autres lieutenant eux aussi reveilles, Altaria court vers la salle de contrôle. Quand elle y accede, elle se rend compte qu il est deja trop tard

-" Activez les deflecteurs babords au maximum, Diminuez la vitesse. Nous ne pouvons pas atterrir. Envoyez le maximum de colonisateurs reveillés dans les capsules d urgence!"

Le reste ne fut qu histoire de quelques minutes

"Dame Edarkus, rejoignez les capsules s il vous plait"
-Ma place est ici sergent

La navette s approchait a grande vitesse. 30 secondes avant l impact, les capsules etaient propulsées. Au moment du choc, Altaria serra fort le medaillon de son arrière grand père, la seule preuve de son origine...

3 jours plus tard, les survivants des capsules vinrent sur les lieux du drame, ils n y decouvrirent que ruines et decombres. Ils ramassèrent ce qui pourrait  encore être utile.

"Venez voir!" C etait Lucie, la seule enfant survivant du vaisseau colonie. elle avait huit ans, les cheveux d un brun magnifique. Elle tenait dans sa main le medaillon de Edarkus.

"Fouillez toute la zone" Ils finirent par retrouver Edarkus, plus proche de la mort que la vie, et l emmenèrent au camp de base afin d essayer de la soigner.

3 mois plus tard, Edarkus se reveillait d un long coma, comme sortant d un long cauchemar.
-Ou suis je? cria t elle.
-calmez vous, vous etes dans le centre de soin Edarkus, vous avez survécu a l explosion de notre navette de colonisation. Nous sommes sur une planête habitable disposant de ressource et avons deja commence a nous organiser... vous etes en securite maintenant.
-combien sommes nous? combien ont survécu
-Des 578000 envoyés par la nation, vous faites partie ... des ... 10000 survivants

Le regard de Edarkus se perdit dans le lointain, ses yeux se remplirent de larmes, elle cria longuement, comme une louve ayant perdu ses petits, elle cria, cria avant de s evanouir....

La communaute d Altaria vener dê naître

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Re : Altaria, la petite

Quand Edarkus se reveilla, elle se sentait bien mieux. Ce dernier sommeil avait été plus que réparateur. Elle serra contre elle le médaillon de son ancêtre et incanta les dieux afin qu ils viennent en aide a la colonie.

Elle sortit du centre de soin et se promena dans ce qui n était pour l instant qu une esquisse de cité. Nombres de colons avaient du se satisfaire de quelques morceaux du vaisseau détruit en guise de demeure.

A son passage, tous la regardait comme une miraculée. De l explosion, elle avait été la seule a survivre. Une voix retentit dans son dos

- Dame Edarkus!!
C était le Lieutenant Santillan, expert en communication, un des plus haut gradés des survivants.
- Suivez moi, nous avons a parlé

Edarkus obtempéra et il l emmena jusqu a ce qui paraissait etre le cartel général. La ils avaient entassés tout ce qui avait pu etre sauvé de moyens de communication, ordinateurs et autres machine pouvant servir a la survie sur la planete inconnue.

- 10 000 hommes, peu de ressources, encore moins de vivre, telle est la situation. Tout le monde est exténué, des tensions montent déjà. Hier nous avons du arréter un homme en train de voler un bout de pain a une jeune femme.

Edarkus ne saisit pas bien le sens de ces propos. Tout allait trop vite. Pourquoi lui disait il tout cela? A elle?

- Vous ne devez pas bien comprendre pourquoi je vous ia amené ici, non?
- J avoue lieutenant que...
- Dame Edarkus, permettez moi...

Le lieutenant alluma une balise tridimensionnelle sur laquelle se projeta la replique d une planete.

-Nous sommes ici. Nous avons envoyé une sonde afin de connaitre un peu mieux les particularité de cette terre. A 500 km au nord, nous avons detecté de grand mouvement de vie animale, qui semblerait ètre, toujours selon la sonde, des troupeaux d herbivores. Nous allons y envoyer une mssion, ce qui resoudrait le probleme des vivres pour un bon moment.
-Lieutenant Santillan, je ne ...
-Vous allez comprendre. Nous voudrions egalement savoir si nous sommes seuls ou non. Peut etre que la présence d autres ètre vivants nous pourraient etre d un grand secours.

il marqua une pause

- Malheureusement je manque d hommes, et plus que tout d officiers. je suis moi même obligé de participer a une de ces misiions. J ai besoin de quelqu un qui resterait ici, a la base, afin de calmer les esprits et veiller au bien être de tous.

- Je vois exactement ou vous vous voulez venir, lieutenant, mais il me semble que je n ai pas les qualités requise pour une telle responsabilité. L´armée est bien plus...

-Je pense exactement le contraire. Je crois en l armée pour bien des choses, dame Edarkus, mais si il est une fonction que l armée ne peut tenir, c est bien celle de gouverner un groupe en paix. Notre seule présence eveille l´animosité, les querelles grossieres. Vous en revanche, vous êtes le symbole de la solidarité, du partage, de l espoir. Votre fonction de pretresse sur Proudhon vous donne une prestance qui vous fera écouté et respectée. Et puis une dernière chose...
Vous êtes l unique survivante.
En ces moments difficiles, notre peuple s appuient plus que tous sur les signes. Croyez moi,ils vous ecouteront...

Edarkus, sentit la terre trembler sous ses pieds. elle respira profondément puis laissa passer un long silence.

-Bien, j accepte.
-Je n avais pas prévu autre réponse possible. Tout est déja prêt, nous partons dans une heure

Les regards de Pedro Santillan et Edarkus se croisèrent et en une seconde, une profonde complicité s installa entre eux à jamais.

-Bonne Chance Lieutenant
-Bonne chance a vous, Dame Edarkus

Dernière modification par edarkus (25-06-2010 08:41:29)

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Re : Altaria, la petite

Edarkus monta sur le toit le plus haut du campement. Elle n avait pas peur. elle sentait des perles de sueur coulait le long de ses joues, mais elle n avait pas peur. Elle s approcha du micro:

"Peuple D´Altar,

la Providence a mené nos pas jusqu´à cette planête. Elle a également jugé bon de prendre en echange grande partie de nos frères et soeurs. Mais ce sacrifice ne fut pas vain. Vous tous ici présents etes le seul espoir d une nation qui peut etre, a deja disparu. Le sacrifice ne fut pas vain. L endroit où nous avons atterri est absent de toute présence aggressive, l air est respirable, il y a de l eau a profusion, le climat est clément. Dans le desastre que nous avons subi, nous avons pu recupéré assez de matériel afin de construire une colonie.

Il nous manque encore beaucoup. Je vois des gens qui ont faim, je vois des gens qui n ont pour simple toit qu un bout de taule recupéré des décombres, mais surtout, je vois des gens qui ont peur. Peuple d´Altar, je vous en supplie, ne sombrez pas dans la peur. Ayez confiance en la grande Providence. Ne laisser pas cet enemi invisible s immiscer entre vous, frères et soeurs d´Altar. Soyez solidaires, pratiquer l entraide et le partage, tel nos ancêtres l enseignaient a leurs enfants bien avant l´époque de "La grande Tension". Notre survie dépend de chacun.

Le lieutenant Santillan accompagné de tous les officiers survivants sont partis en recherche de vivres pour tous et d une planête proche peuplée qui pourrait nous venir en aide. L armée a renoncé au pouvoir, chose qui lui aurait été facile en ces moments de crise. Ils ont crus en vous peuple de d´Altar. Ils ont cru en votre pouvoir d autogestion et votre capacité a faire de ce camp de fortune une communauté digne de les recevoir, leur vaisseaux chargés d espoir pour la nation d Altaria.

Cette confiance placée en vous est également une responsabilité. c est pourquoi je vous supplie peuple d´Altar, de ne pas rechigner face a l immense travail que nous avons devant nous, de rendre possible le reve des vieux sages de la planête Proudhon, et poser avec firmesse le premier pas vers l´utopie de la communauté d´Altaria.

Que les vents d´Altar, grand sage entre tous les sages, soufflent dans vos esprits"

Des cris joies explosèrent un peu partout a travers le campement. Les différents haut parleurs, posés a la va-vite, avaient retransmis le premier discour de la pretresse. Ces clameures resonnèrent jusque tard dans la nuit. tout le peuple se mit au travail avec une effervescence presque provocante, crachant au passé un message clair: les Altariens avaient repris espoirs, et Edarkus avait passé son premier test d´"Instigatrice" (HRP: sorte de dirigeant de la communauté) avec brio.

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Re : Altaria, la petite

Le soleil dépasse a peine sur l horizon. Les plaines d Altaria s etendent a perte de vue. Edarkus comme tous les matins guette le ciel rougissant. Cela fait maintenant 36 lunes que le lieutenant Santillan est parti. Elle est impatiente de lui montrer comment la communauté s est resaisie et a transformé leur campement de misere en un veritable village. Un groupe de colons a découvert des cavernes a 10 km au sud habitées par une espèce de rat des montagnes. Trés peu agressifs, sans doute par l absence de prédateur, et faciles a attraper, ils devinrent la source première de nourriture de la communauté. Cela devrait permettre a la communauté de compter avec suffisamment de vivres jusqu au retour des militaires.

Edarkus pense que ses cavernes serait l endroit idéal pour y fonder une cité plus importante. Elles semblent trés profondes et constitueraient un atout défensif en cas d une attaque de pirates ou de tout autre danger.
-"j en parlerai a Pedro dès qu il rentrera"
Elle avait pris l habitude de se parler quand elle était seule. comme une façon de faire le point, de ne pas oublier.

Elle respira profondément puis ferma les yeux. Elle voulait entrer en contact avec Altar. Lui dire qu ils avait reussi et que la planête porterait son nom en son honneur. Pour cela elle devait retourner jusqu a lui, petit a petit, par la pensée eet les souvenirs. Une sorte de communication mentale que les prétresses de Proudhon apprenait dès le plus jeune âge.

Elle commença par revoir tous les évènements des dernières semaines, les cavernes, le discours, Pedro Santillan, le peuple et ses cris d allégresse. Puis elle remonta encore plus loin, jusqu a l atterissage forcé, la peur de mourir, l honneur du sacrifice, son reveil par une machine. Les images commencèrent à se troubler, se brouillèrent un peu plus, puis finirent par disparaitre completement. elle etait comme dans une obscurité totale, aucun souvenirs, comme si le passé avait disparu...

Edarkus ouvrit les yeux. Le sommeil pendant le voyage avait été trop long, ou trop profond. Elle ne parvenait pas a revenir sur Proudhon afin de parler avec Altar. Ou Proudhon existait elle encore? Edarkus se perdait en hypothèses et et suppositions lorsque une voix l appela:
-Dame Edarkus, nous sommes entrés en contact avec le Lieutenant Santillan...


(HRP: Excusez moi, je n avais pas lu le post: a lire avant de poster roll ! et je n ai donc pas inscrit les codes mais cette discussion et ouverte a tous. que ce soit commentaires ou pour donner suite a une histoire, vous etes les bienvenus wink , enfin si vous voulez bien sur)


PS: je ne sais pas si c est possible de changer les codes pour le faire apparaitre sur le titre, au cas où dites moi. merci

Dernière modification par edarkus (28-06-2010 06:48:23)

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Re : Altaria, la petite

"... brrrrrrrr......  position 45.43.25 .......... patrouille 1.08 est de retour.
Nous ne ramenons que des bonnes nouvelles."

Edarkus entra dans la salle de communication en courant.

"Pedro, tout va bien?"

".... ne vous inquiétez donc pas ainsi dame Edarkus .....brrrrrrrrr....... on pourrait croire que vous ne nous faites pas confiance, hahahaha.
Nous serons a la base dans moins de 5 minutes. Terminé."

Les sirènes retentirent. L´on appela tout le monde afin de recevoir les patrouilleurs. Ils arrivèrent en formation parfaite et le vaisseau du lieutenant Santillan se permis de faire quelques figures au dessus des toits de la communauté, au grand plaisir d´Elthusia, la petite fille survivante.

Quand les hommes sortirent de leurs vaisseaux, ce fut sous les acclamations de la foule qui s était réunie. Quand Pedro sortit de son chasseur, il fut surpris des changements opérés durant son absence. Le campement n en etait plus un. Les visages inquiets avaient disparu. Edarkus le reçut, calme et solennelle, comme a son habitude.

"Il semblerait que vous avez fait du bon travail dame Edarkus"

Elle ne répondit rien. Seule une rougeur discrète passant au bout de ses fossettes indiqua au lieutenant qu´elle avait bien entendu ses compliments.

"Mais ne croyait pas avoir été la seule a travailler, dit il en riant, regardez ce que l on ramene"

De l´unique corvette que la communauté possédait, lessoldats en sortirent 8 couples d´étranges animaux. Ils ressemblaient a des gnous que l on aurait accouplés a des kangourous.

" -Ils sont trés affectifs. On aurait dit qu ils voulaient eux même monter monter dans le vaisseaux. Et ce n est`pas tout. Ceci n est qu un echantillon. Deux chasseurs sont en route a vitesse réduite afin de ramener le reste du troupeau.
-Vous devez être tous fatigués. Nous vous avons préparé des lits et des repas. Quand a vous, Santillan, venez avec moi, nous avons a parler"

Un des chasseurs de rats des montagnes proposa un ban pour les patrouilleurs. Le peuple ne se le fit pas répéter et tous crièrent le célèbre refrain Altarien.

"Dans la brume et la peur,
Dans le doute et l´orage,
Chante, chante peuple d´Altar,

Chante, chante, que le grand Sage veille
Le soleil, un allié et la lune une amie,
Chante, chante peuple d´Altar

Que malgré les malheurs,
Longue sera notre vie"

Puis le village se transforma en une fête immense en honneurs aux soldats...

Edarkus emmena Pedro jusqu´à la salle de communication, libéra ceux qui étaient de garde et servit au lieutenant un bon ragout de rat.

"C est notre première spécialité culinaire, je vous présente le rat-gout"
Les deux rièrent de bon coeur, ils en avaient besoin après tous les évènements passés.

"Bon et maintenant, parlons sérieusement"

Edarkus lui raconta tout ce qui s était passé pendant son absence et son idée d´implanter la communauté dans les cavernes.

"Cela pourrait être une bonne initiative. Il faudrait songer a atteindre le fond de la caverne, pour nous préserver de "mauvaises surprises"."

" -Et vous, avez vous réussi a entrer en contact avec ... quelqu´un?
  -Presque...
  -Comment ça?
  -Eh bien, nous avons bien atteint une autre planête, et reçu un message...
  -Donc vous avez trouvé d autres être vivants!
  -Oui et non, car nous n avons eu aucune réponses a nos appels. Il paraitrait que le message tourner en boucle mais que personne ne captait ... ou ne voulait répondre
  -Que disait ce message?
  -"Vous entrez dans la zone aérienne de la planête le Légendaire, veuillez vous identifier." et rien de plus. Après une dizaine de tentatives, nous avons décidé de rentrer. Qui sait? Ils sont peut être méfiants, ou ... morts tout simplement. Nous devrons vérifier ça le temps voulu. Mais pour ce soir, c est suffisant. Allons profiter un peu de cette fête, vous ne croyez pas? Laissons le poste de communication pour une nuit, je ne pense pas que des visiteurs auraient l impolitesse de nous envoyer un message la nuit des retrouvailles, non?
  -Si! Vous l avez bien mérité.

Les deux compères s attrapèrent le bras et se dirigèrent vers les festivités...

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Re : Altaria, la petite

Quelques semaines ont passées... La petite communauté  s´est maintenant transformée en une véritable cité. Suivant la proposition d Edarkus, toute la colonie a déménagé vers les cavernes. Chacun y trouva sa place et plusieurs cavernes restèrent à disposition pour les futurs habitants.

Les différentes excursions a l intérieur des cavernes aboutirent a la découverte de plusieurs gisements d oxyde de zyrtucium, un minéral dur comme le diamant mais d une souplesse inégalable. Le zyrtucium pouvait également être transformée à l état d énergie pure au contact de l eau liquide. La communauté bénéficiait donc à présent d une petite centrale procurant aux différents ateliers l´énergie nécessaire aux travaux et recherches en tout genre.

Le troupeau de gnüts amené par les escadrons avait eu un grand effet sur la population. Le peuple put entendre leur arrivée alors qu’ils n étaient encore qu’a plusieurs kilomètres de là. Le sol avait tremblé et lorsqu’ ils arrivèrent aux cavernes, les secousses étaient devenues presque insupportables. La cité pouvait compter sur plus de 5000 bêtes lui fournissant viande et lait à profusion. Un jeune publicitaire avait même eu l idée de créer une friandise à base de lait et de Martulevie, une baie endémique de la planète. Et ma foi, sa création culinaire plaisait.

Edarkus avait eu le droit de choisir la première caverne, mais bien loin d en profiter pour s installer dans la plus grande, la plus pratique, ou la mieux située, elle s était contentée d une petite caverne sur le flanc est de la falaise, bien en hauteur, d où elle prenait plaisir à admirer les couchers de soleil altariens.
De son mirador, elle aimait regarder la communauté frétiller, grouiller, sans jamais s interrompre...

C est étrange, pensa-t-elle, comme chaque chose nouvelle donne un regain d énergie au groupe. Bien loin de se sentir écrasé par le surplus de travail qu’apporte chaque découverte, chaque homme et chaque femme le prend comme un nouveau défi et redouble de travail. Elle était fier de son peuple... elle s arrêta.
Elle venait de penser en « son » peuple, comme si la multitude de travailleurs, d hommes et de femme lui appartenait. Elle pensa un moment puis conclu que cela ne lui plaisait pas. Elle ne devait pas penser de cette  manière. Après tout, elle n´était qu’une cellule de plus du corps altar. 

Elle essaya de penser a autre chose, mais une sensation désagréable persistait et la ramenait toujours a cette façon qu’elle avait eu d imaginer les altariens comme « son » peuple...

-Mieux vaut s activer pour oublier tout ça.

Elle se leva et se dirigea vers les ateliers. Les ingénieurs travaillaient sur un nouveau modèle de chasseur. Profitant des propriétés du Zyrtucium, ils projetaient de construire un vaisseau beaucoup plus rapide et résistant.

-Dame Edarkus... laissez nous vous présenter le prochain vaisseau altar. Il atteindra des vitesses vertigineuses... Ce sera le premier vaisseau d origine altarienne, construit dans les ateliers de la communauté... un évènement ! lança l ingénieur avec fierté
-Un tel évènement mérite une attention particulière, lui sourit Edarkus, que penseriez-vous de le baptiser...
-Eh bien, nous y avions déjà pensé. Et a l unanimité, nous trouvons que le meilleur nom pour notre « bébé » est le nom d un dieu grec, messager des dieux, et protecteur des voyageur : Hermès !

Au rythme des paroles du scientifique, les yeux d Edarkus s agrandirent et son cœur se mit à battre intensément.

-Voila, bien sur, vous avez raison... pourquoi n y ai je pas pensé plutôt. Cher Gaspard, vous êtes un génie !!

Gaspard vit Edarkus lui sauter au cou et lui donner un énorme baiser sur la joue. Puis, restant muet face à l´étrange réaction de la jeune femme pour un simple nom de vaisseau, il la vit sortir de l atelier en courant et s´éloigner

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Re : Altaria, la petite

Pedro Santillan  laissa glisser ses doigts sur la surface boisée. Maintenant qu’il se retrouvait seul dans son abri de pierre, il allait pouvoir s accorder un moment de détente. De l index il alla chercher un petit bouton qui déclenchait le mécanisme d ouverture. Dans un bruit sec, le clapet de la boite s ouvrit laissant aux yeux du lieutenant le délice du plaisir qu’elle renfermait. Délicatement, il se saisit du cylindre  ambré et plus délicatement encore, il le porta à ses narines. Il respira profondément, fermant les yeux afin de ne perdre aucun arôme. Puis comme si il s agissait d un bâton de dynamite, le plus lentement possible, il l introduit entre ses lèvres. Il approcha la flamme de son briquet à l extrémité du cigare.

Il avait tant attendu ce moment. Pouvoir profiter pleinement de ce Gulpicci, trouvé par hasard entre les restes du vaisseau détruit. C était un miracle qu’il soit encore intact. Il se souvenait de son grand père qui avait pris grand plaisir à lui enseigner le rituel complet et les us et coutumes pour profiter au maximum d un bon cigare. Savoir regarder avec délectation les volutes blanches et épaisses s envoler jusqu’ aux cieux  emmenant avec elles l´âme du bon fumeur... La flamme caressa le tabac brunit qui bientôt devint rouge incandescent.

Il s apprêtait à aspirer lorsque dame Edarkus fit apparition dans le logis.

-Pedro, je viens de comprendre, cria-t-elle, je viens de comprendre.

Le lieutenant Santillan manqua de s étrangler sous l effet de surprise.

-Edarkus ! Que voulez vous ? Qu’avez vous compris ?

Le ton s´était voulu sec et tranchant. Edarkus vacilla face à l humeur de son interlocuteur.

-Eh bien. Disons que je me suis trouvé face à de grands doutes quant au futur de la colonie....et aussi... eh bien... sur mon propre comportement.
-Bien ! Et quelle est la raison d´ une telle irruption ? Avez-vous vu le futur de la colonie ? Et quels sont vos doutes.
-Depuis plusieurs jours, je me suis surprise à confondre la colonie comme s’il était mon peuple, enfin vous voyez ce que je veux dire...
-Non, j avoue que non !
-C est pourtant simple,... je me suis sentie comme ...dans la peau d un monarque absolu. Comme si les altariens m appartenaient et me devaient obéissance.
-Et bien je dois vous admettre que dans un certain sens, il en va ainsi...
-Et c est bien la notre erreur ! Comment voulons-nous inventer une société meilleure que celle que nous avons quittée si nous en copions trait pour trait le modèle. Je me suis donc mis à penser mais plus je cherchais et plus je m enfonçais dans un labyrinthe mental duquel je ne pouvais échapper. Mais je cherchais trop loin. En voulant m éloigner du modèle, j étais devenue complètement hermétique a n importe quel base ou modèle ayant existé par le passé. Je sortis donc afin de prendre l air et respirer un peu et terminai dans l atelier du spatioport. Et la tout devint clair...
-Qu’ avez vous compris la bas ?
-Hermès.
-Hermès !
-Oui Hermès ! Messager des dieux grecs et protecteurs des voyageurs...
-Oui il me semble qu’il était également protecteurs des voleurs...
-Peu importe... Hermès ne fut qu’un pont, un moyen d apercevoir une solution que nous avions la sous les yeux.
- Expliquez-vous Dame Edarkus. Je ne vous suis pas.
-toute la Grèce était parsemée de différents cités, toute indépendantes les unes des autres, mais pour autant tous les hommes étaient considérés grecs et si l une des cités se voyait attaquée, c est toute la Grèce, tel un pays qui réagissait face a l envahisseur.
-Je doute que cela se passait ainsi, il y eut d ailleurs de nombreuses guerres entre les différentes cités... et tous les hommes n étaient pas grecs, seulement les élus, les citoyens étaient des grecs libres avec pouvoir de vote et des droits.
-Je ne doute aucun instant de vos connaissance de la Grèce antique, mais je parle d une base, d un modèle, a nous d utiliser les 3000 ans d histoire qui nous sépare pour en combler les lacunes.
-Je commence à peine à vous comprendre Edarkus.
-Et bien, la communauté regroupe déjà 10000 hommes et femmes. Pour l instant, nous pouvons nous permettre de rester tous groupé, mais qu’adviendra-t-il quand nous atteindrons les 50000 puis les 100000, puis le million d habitant. Je pense que l échec de tout système réside en grande partie sur le fait de se laisser déborder pas ses sujets eus même. Regardez les grands empires : Plus l empire est grand et plus l appel du pouvoir est fort. Si en revanche, nous formions de petits groupes de 10000, ou peut être 5000 ou peut être même 200 individus avec chacun une personne chargée d organiser le travail et la vie courante du groupe, chacun a sa manière, chacun selon sa spécialisation. Les luttes de pouvoirs ne pourraient être que plus petites car l´enjeu même en sera réduit.
-Bien, imaginons que ce que vous dites et faisables, comment organiserons nous les différents responsables entre eux ?
-On ne le fera pas !
-Comment ça !
-Chaque responsable serait seul juge de ses actes pour une période donnée. Le risque est grand, j avoue. Si le responsable est mauvais ou devient fou, il pourrait faire n importe quoi, mais le pouvoir qui lui est donné serait si réduit qu’il ne pourrait pas ébranler l équilibre générale... Ce n est pas parcequ´une branche d arbre se casse, que tout l arbre meurt.
-Mais un arbre a justement un tronc permettant de soutenir toutes ces branches. Clama Santillan victorieux
-Peut être que votre idée du tronc est erronée lieutenant, le seul tronc  que je puisse voir à la communauté d Altaria sont ses habitants. Tel le tronc est la partie la plus dense, soutenant les branches, chargées s élancer vers le ciel a la recherche des rayons du soleil, le peuple serait le soutient des responsables chargés de s élancer vers l inconnu en recherche du bien être de la société. Les groupes pourraient être minuscule avec chacun ses spécialités. Des spécialités banales médecine, construction, agriculture, mais aussi de plus originales, Prière, naissance...
-Naissance ?
-Pourquoi non, dans le règne animal, les espèces sociales ont souvent recours a ce procédé afin de laisser une majorité de la société libre de vaquer a ses occupations...
-Je ne sais, Dame Edarkus, si votre idée m intrigue ou m effraie.
-Vous ne pourrez jamais le savoir lieutenant, en restant ainsi les bras ballants. Prenez une chaise, des carnets, des crayons et ne perdons pas de temps je vous prie

Le lieutenant Santillan regarda son cigare, fit une moue dubitative, puis le jeta en maugréant. Il alla chercher chaises et papiers et crayons, puis ils se mirent au travail...

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